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21.12.19 | Les joues rouges

Le Stade Brestois a bouclé sa phase aller par une grosse gifle sur la pelouse de Montpellier (4-0). Rapidement menés et dominés dans le combat, les Ty-Zefs n’ont réagi que par courtes séquences et ont trop laissé jouer les Héraultais dont la ligne d’attaque aura fait très mal. Les vacances tombent à pic pour le collectif brestois qui doit vite recharger les batteries car l’année 2020 démarrera tambour battant.

« Le score traduit cette première partie de saison à l’extérieur ». En une phrase, Olivier Dall’Oglio avait résumé la soirée de son groupe à la Mosson. À l’heure de partir en vacances, le constat est en effet assez clair : séduisant à Le Blé, le SB29 semble perdre ses moyens loin de ses bases. Si les 22 points enregistrés au bout de la phase aller sont satisfaisants pour un promu et permettent d’être dans les clous, des inquiétudes pourront vite naître si la tendance en déplacement se confirme. « Ma crainte aujourd’hui est là : le jour où on sera moins performants à la maison, on sera en difficulté », argumentait le coach brestois. 


En l’espace de trois jours, le technicien aura vu ses ouailles maîtriser leur sujet face à Bordeaux en Coupe de la Ligue et se faire punir méchamment à Montpellier. C’est là tout le contraste de Ty-Zefs qui vont devoir rapidement afficher un autre visage loin du Finistère. Et même très rapidement car l’année 2020 débutera par…trois déplacements en une semaine, à Lorient (Coupe de France), Lyon (Coupe de la Ligue BKT) et Toulouse (Ligue 1 Conforama).

Pour couronner le tout, en ce soir de décembre plutôt doux au bord de la Méditerranée, les Brestois ont fait face à un MHSC concerné et surtout très efficace, profitant du moindre couac visiteur pour trouver la mire. « On est tombés sur une équipe plus solide, plus mâture et on l’a bien aidée aussi, poursuivait Olivier Dall’Oglio. On doit surtout s’en prendre à nous-mêmes et moi le premier. Il y avait sûrement mieux à faire dans les choix ».

ODO avait opté pour un bis repetita dans le système de jeu en reconduisant trois défenseurs, comme face à Bordeaux, mais cette fois avec Paul Lasne au soutien des deux attaquants Irvin Cardona et Alexandre Mendy. Et le onze brestois était surpris dès le premier quart d’heure suite à un ballon mal renvoyé par Jean-Kevin Duverne. Laborde ne se faisait pas prier et fusillait Gautier Larsonneur (1-0, 14e). À la demi-heure, c’était une main de Brendan Chardonnet qui offrait un penalty à Savanier (2-0, 30e). Le Stade Brestois venait d’encaisser deux buts avant le repos et la dernière fois que c’était arrivé remontait au mois d’août, à Nîmes, à quelques kilomètres de là.


Avant que ne se pointe l’heure de jeu, l’ancien Brestois Laborde réalisait un doublé en profitant d’une hésitation de l’arrière-garde brestoise (3-0, 58e). Et « cerise sur le gâteau », une mauvaise relance profitait à Mollet qui s’en allait saler un peu plus la note (4-0, 83e). « J’ai vu une équipe de Montpellier plus guerrière et nos erreurs se sont transformées en buts, regrettait ODO. On a senti une différence de force, de puissance, qui était flagrante entre les deux formations ».
Les Rouge et Blanc ont aussi connu un déficit d’efficacité là où le MHSC faisait presque carton plein. À deux moments de la partie, ils ont en effet manqué d’inscrire un but qui aurait pu tout changer. D’abord à 1-0 lorsque Cardona faussait compagnie à Congré pour adresser un centre parfait devant le but pour Mendy. Le gardien Rulli s’interposait alors pour lui enlever le ballon (22e). En deuxième période, à 2-0, le portier montpelliérain s’illustrait encore en détournant magistralement sur sa ligne une tête de Chardonnet (52e).
 
Après le troisième but, les espaces s’ouvraient et les tentatives de Grandsir (67e, 77e), Magnetti (68e), Court (70e) ou Faussurier (74e) étaient là pour montrer que les Brestois n’avaient pas totalement baissé les bras. Mais il était hélas bien trop tard. Et quand ça ne veut pas… Témoin ce but de Grandsir dans les arrêts de jeu finalement refusé après vérification des arbitres du VAR.
Bref, ce n’était pas leur soir et la trêve arrive sûrement à pic pour un groupe sans doute fatigué d’une première partie de saison conclue avec un bilan satisfaisant de 22 points permettant de croire honnêtement au maintien. La marge de progression est belle et de belles choses sont sûrement à venir. En attendant, il est temps de profiter des vacances.
Bonnes fêtes à tous !