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Interview d'Hugo Magnetti

Alors qu’il entame sa 7e saison au club, Hugo Magnetti est naturellement devenu un véritable taulier au Stade Brestois. Désormais titulaire en puissance, notre numéro 8 revient sur le bon début de saison du club mais aussi sur le choc qui attend les Ty-Zefs ce dimanche face au Paris Saint-Germain.

 

© Icon Sport


« Hugo, malgré cette défaite contre Lille, vous restez toujours 5e avec 15 points…

Oui, ça reste un excellent début de saison. Mais il ne faut pas que ce soit une fin en soi, qu’on reste bloqués là-dessus, et qu’on se voit trop beaux. C’est à nous d’avoir l’ambition et la volonté de rester dans cette partie du classement le plus longtemps possible. Et cela passe par un travail en continu les semaines avant les matches. On a un groupe très serein et très humble, on sait d’où l’on vient par rapport à la saison dernière. On se challenge pour essayer de rester le plus haut possible, et on a la tête sur les épaules.

Tu viens de passer face à Toulouse le cap des 100 matchs avec le Stade Brestois c’est une belle montée en puissance pour toi non ?
Oui. Année après année j’ai gravi les échelons. C’est une très, très grande fierté pour moi d’avoir passé cette barre symbolique avec le Stade Brestois, ça prouve que le club tient à moi comme je tiens au club. Je vais être très fier de recevoir ce maillot honorifique dimanche avant le match face à Paris.

Bruno Grougi a fait ton éloge en disant qu’après lui et Haris Belkebla, c’était à ton tour d’être le patron. C’est gratifiant pour toi ?
Oui, surtout quand cela vient d’une légende du club comme Bruno Grougi. Ça me permet de gagner en confiance, d’autant plus qu’il est dans le staff. Ça nourrit aussi mes ambitions !

Tu t’installes réellement au milieu de terrain avec 8 titularisations en 9 rencontres depuis le départ d’Haris Belkebla…
Quand Haris était là, il y avait une certaine concurrence, il ne lâchait rien. J’étais peut-être un peu jeune, en manque d’expérience en Ligue 1. Mais j’ai passé ce cap là, je sens que cette année je suis prêt à avoir un rôle très important dans l’équipe. Au fur et à mesure des matches je sens cette confiance qui arrive. J’espère pouvoir disputer une saison pleine afin de montrer mes qualités dans ce club qui me tient à coeur.

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Tu formais quand même un duo inséparable avec Haris…
Oui, c’était mon meilleur ami dans le vestiaire, c’est même devenu mon frère. On avait les mêmes centres d’intérêts, on était les clowns du vestiaire. Quand il est parti ça m’a fait un vide. Mais sportivement, nous étions concurrents donc ça m’a laissé une place. Son départ m’a fait un pincement au coeur, mais je suis content qu’il ait retrouvé un beau projet. On est toujours en contact d’ailleurs, et j’espère qu’on se retrouvera pour les vacances dans le Sud ou en Bretagne !

Tu fais désormais partie du conseil des sages, explique nous ce nouveau rôle...

Ça s’est fait naturellement. Avec Brendan nous sommes les deux plus anciens du vestiaire. Donc quand les nouveaux arrivent, ils nous demandent des conseils sur la ville ou sur le club, puisqu’on le connait très bien. Mais cela prouve que le club et le staff me font confiance. Mon rôle, c’est d’être le lien entre le staff et les nouveaux joueurs, et j’apprécie.

Vous affrontez Paris dimanche dans un stade Francis-Le Blé encore à guichets fermés…
Le stade est de toute façon toujours plein, c’est ce qui fait la ferveur du club. Ça nous pousse à chaque match, comme face à Toulouse où on a été poussés jusqu’à la fin. C’est merveilleux et contre Paris on en aura besoin. Mais comme chaque année ils vont nous pousser à faire un très gros match. Ça va être une grosse montagne à gravir. Mais ça va passer par notre jeu, par nos valeurs.

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28 oct. 2023